Les Techniques utilisées en ostéopathie

IMG_0391Ils existent un grand nombre de techniques pour libérer les tensions tissulaires en ostéopathie. La liste présentée ci-dessous n’est pas exhaustive, il existe d’autres techniques, celles abordées sont les techniques principales pratiquées dans le cabinet d’ostéopathie.

  • Les techniques dites crâniennes ou cranio-sacrées: d’après la philosophie ostéopathique, il existe une souplesse tissulaire au niveau de toutes les structures de l’organisme à commencer par le crâne (on parle bien de philosophie puisque qu’aucune expérimentation scientifique n’a permis d’objectiver quelque mobilité au niveau du crâne). Il existe également un lien mécanique fort avec le sacrum (os situé en bas de la colonne vertébral formant la partie postérieure du bassin) par l’intermédiaire de la dure-mère (une des couches des méninges), le traitement ostéopathique crânien va donc viser à restaurer par des techniques douces appliquées au crâne une souplesse tissulaire à ce niveau ainsi qu’une relation cohérente avec le sacrum. Ces techniques vont être utilisées pour des motifs de consultation locales en rapport avec des problématiques ORL, maxillo-faciales ou cervicales mais également pour toute autre motif de consultation dans le but d’une réharmonisation globale du corps dans un but de prévention.
  • Les techniques dites articulaires: ce sont des techniques qui visent à libérer des restrictions de mobilité au niveau d’une articulation. Il existe plusieurs types de techniques :
    - Les techniques structurelles (par thrust ou en énergie musculaires) vont dans le sens de la mobilité restreinte (par exemple, si une articulation effectue aisément une rotation vers la droite et est limitée dans le sens de la rotation vers la gauche, la technique structurelle va mobiliser dans le sens limité). On utilisera des techniques appelées thrusts ou HVBA  (Haute Vélocité, Basse Amplitude) qui peuvent faire entendre un crac articulaire. Les techniques structurelles à énergie musculaire vont elles utiliser l’énergie développer par la contraction volontaire du patient pour libérer la structure articulaire limitée.
    - Les techniques fonctionnelles vont accentuer le mouvement dans le sens de la mobilité facilitée jusqu’à ressentir un relâchement des tissus périarticulaires (par exemple, pour le même cas cité précédemment, la technique fonctionnelle va accentuer la rotation vers la droite jusqu’à ressentir un relâchement permettant un gain de mobilité en sens inverse).Ces techniques ont une action locale mécanique, une action sur les tensions musculaires des muscles croisant l’articulation, sur les viscères dont les moyens de suspension vont être en rapport avec l’articulation et sur le système nerveux végétatif par les relais sympathtechnique viscéraleiques et parasympathiques en rapport avec l’articulation.
  • Les techniques dites musculaires : visent à lever les contractures musculaires mise en évidence lors de l’examen ostéopathique. Ces contractures peuvent être cause ou conséquence d’une restriction de mobilité articulaire mais peuvent aussi s’inscrire dans un ensemble de tensions décrivant une chaine lésionnelle.
  • Les techniques dites viscérales : vont chercher à libérer les moyens de suspension du viscère et de lui redonner une mobilité satisfaisante. Une restriction de mobilité d’un viscère pourra par conséquent être responsable de tension de structures ayant un lien avec ce viscère (lien anatomique, neurologique, vasculaire,..)
  • Les techniques dites fasciales : s’intéressent à l’ensemble des tissus de soutien du corps. Ce sont les tissus qui enveloppent les organes du système nerveux, les organes viscéraux, les articulations, les muscles et tendons,… Elles vont permettre, outre de restaurer la mobilité localement, de mettre en lien deux régions anatomiques distinctes.