Principes de l'ostéopathie

Les principes de l’ostéopathie se retrouvent dans une définition datant de 1987 écrite en partenariat avec le professeur Pierre Cornillot président de l’Université de Paris-Nord Bobigny lors de la convention européenne ostéopathique :

« L’ostéopathie est une science, un art, une philosophie des soins de santé, étayée par des connaissances scientifiques en évolution.
Sa philosophie englobe le concept de l’unité de la structure de l’organisme vivant et de ses fonctions. Sa spécificité consiste à utiliser un mode thérapeutique qui vise à réharmoniser les rapports de mobilité et de fluctuation des structures anatomiques.
Son art consiste en l’application de ses concepts à la pratique médicale dans toutes ses branches et spécialités.
Sa science comprend notamment les connaissances comportementales, chimiques, physiques et biologiques relatives au rétablissement et à la préservation de la santé, ainsi qu’à la prévention de la maladie et au soulagement du malade.
Les concepts ostéopathiques mettent en évidence les principes suivants :

  • le corps, par un système d’équilibre complexe, tend à l’autorégulation et à l’auto guérison face au processus de la maladie.
  • le corps humain est une entité dans laquelle la structure et la fonction sont mutuellement et réciproquement interdépendantes.
  • Un traitement rationnel est fondé sur cette philosophie et ses principes. Il favorise le concept Structure/Fonction dans son approche diagnostique et thérapeutique par des moyens manuels. »

On aborde ici les grands principes de l’ostéopathie. En effet, l’ostéopathe garde à l’esprit que toutes les parties du corps ne sont pas indépendantes mais interdépendantes les unes des autres. Un équilibre satisfaisant entre chacune de ses parties permettra de lutter efficacement contre toute pathologie et inversement toute pathologie sera un obstacle à l’obtention de cet équilibre. De plus, l’état de chaque structure anatomique (articulation, muscle, organe,…) va jouer un rôle prépondérant dans la fonction qui lui sera dévolue et encore une fois, l’hypothèse inverse admettra que chaque fonction non accomplie de manière satisfaisante sera due à une problématique présente sur la constitution de l’organe concerné (par exemple, un muscle présentant une lésion dans ses fibres musculaires, donc dans sa structure, ne pourra pas se contracter suffisamment et mobiliser le segment osseux sur lequel il s’attache, il ne pourra donc pas remplir sa fonction. Inversement, si un segment osseux de ne se mobilise pas correctement, on pourra penser que le muscle présente une lésion)
Le traitement de l’ostéopathe visera donc par des moyens exclusivement manuels à respecter les idées émises précédemment dans son approche thérapeutique. Son diagnostique ostéopathique recherchera l’ensemble des restrictions de mobilité et des tensions tissulaires du patient, il les analysera pour ainsi arriver à une compréhension globale du patient. Ensuite, par son traitement ostéopathique, il luttera contre les troubles de mobilité tissulaire trouvés précédemment pour aider le corps à retrouver son équilibre propre et lui permettre d’être dans le meilleur état de santé possible. Pour arriver à ses fins, l’ostéopathe va agir sur 3 sphères différentes :

  • la sphère crânienne : elle correspond au crâne, à la face, aux membranes dure-meriennes et au sacrum
  • la sphère viscérale : ce sont les organes qui se trouvent dans la loge antérieure du cou, dans la cage thoracique, dans l’abdomen et dans le petit bassin.
  • la sphère ostéo-articulaire : elle correspond à tout ce qui touche au système osseux et articulaire de l’organisme.

Comme vu dans les principes précédemment, ces 3 sphères sont interconnectées et l’une ne fonctionne pas sans l’autre. Un traitement ostéopathique agira donc systématiquement sur plusieurs de ces sphères, il semble improbable de retrouver des dysfonctions uniquement sur une seule sphère.